Ouvrages - 4 - Romans

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Devant la maison de Marguerite de Parme, à Oudenaarde, ph Anny Messiant

"Je suis sensible à une chose dont j'entends peu parler : la juste taille d'un livre.  En tant que lecteur, j'estime que la plupart des livres que je parcours n'ont pas leur juste taille : celui-ci fait trois cents pages alors que le sujet en appelle cent, celui-là se limite à cent vingt tandis qu'il en commande cinq cents... Je porte en moi cette conviction que chaque histoire a une densité propre qui exige un format d'écriture adapté." (Eric-Emmanuel Schmitt - "Concerto à la mémoire d'un ange")

 

 

"Jehanne d'Arville",

éd Henry, Les Ecrits du Nord, 2007, 384 pp, 18 €

En 1548, Jehanne d'Arville, vingt ans, est fouettée sur le parvis de l'église de Senlis, face à sa mère qui agonise sur un bûcher en flammes. Il faut dire qu'en ce siècle, si l'on est fille de sorcière, on n'échappe ni à la suspicion, ni à la prévention... Jehanne et son mari quittent la ville et s'installent à Saint-Quentin. Après la bataille de la Saint-Laurent, elle offre son aide à Ambroise Paré. Mais cette connaissance arabiste de la médecine l'accuse davantage. Finalement, Perrotin d'Arville, banquier et assureur, émigre en Flandre, avec Jehanne et leur fille Deniselle. Il s'installe à Steenvoorde sur la recommandation d'un pair et ami lillois. Il fréquente de plus en plus les prêches comme ceux de Boeschèpe ou de Tournai, nonobstant la Sainte Inquisition qui a l'oeil... et l'oreille.

"Je suis impressionnée devant tant d'inspiration, de recherches dans les archives et le don de mélanger le tout pour nous concocter un excellent récit". (Véra Dupuis, FranceBleuNord, mars 2007)

"L'écrivain de Morbecque, infatigable défenseur de sa Flandre natale, vient de livrer un des meilleurs romans de l'année et, pour un coup d'essai, c'est bel et bien un coup de maître." (Michel Guillon, écrivain, revue Hauteurs et Nord-Est L'Observateur, mars 2007)

"On prend un grand intérêt à ce roman dans lequel Messiant a su distiller les informations érudites en les mêlant habilement à une histoire d'amour tragique prégnante" (Roland Ernould, écrivain et philosophe, spécialiste de Claude Seignolle... ou de Harry Potter - avril 2010)

Ce livre a obtenu le Grand Prix des Lettres de la prestigieuse Société des Sciences, de l'Agriculture et des Arts de Lille

 

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"Les Tribulations d'un Fraudeur",

éd. Henry, Les Ecrits du Nord, 2011, 196 pp, 12 €

 "Par un voyage initiatique en pays flamand, l'auteur nous entraîne sur les traces des contrebandiers et des fraudeurs, ces aventuriers qui l'ont parcouru en long, en large, et surtout en travers. L'histoire débute entre les deux guerres. Jacques Messiant nous dépeint, en ethnologue qu'il est, une foule de personnages authentiques. Nos traditions sont évoquées avec justesse et sensibilité à partir de témoignages puisés à la source chez les derniers acteurs survivants. Le narrateur a décrypté pour nous des mots, des ruses, des règles (ou l'absence de règles) encore méconnus.

Un livre, aux odeurs de tabac et de chicorée, de sueur et de sang. La complainte d'un accordéon envoûte les personnages et lie des destins qui nous mènent au terme de sacrés parcours."

(Jacques Pladys, douanier à la retraite, fils de douanier et arrière-petit-fils de fraudeur, animateur du Musée de la Vie frontalière de Godewaersvelde)

Ecouter ou réécouter "Sur la route de la frontière franco-belge" sur France Culture (émission du 09 01 2016)

 

"Le prisonnier flamand",

éd Ravet-Anceau "Historique", 2013, 344 pp, 18 €

 

photo-8.jpgJ'ai bâti mon scénario en prenant comme support la correspondance - 550 lettres ou cartes - entre un sergent de réserve, 39 ans, qui a répondu à la mobilisation générale du 2 août 1914, et son épouse, enceinte à son départ et mère d'une fillette de 6 ans, restée seule à la ferme familiale, désespérément démunie, mais déterminée. Un destin a priori commun, où j'ai voulu transcrire le drame psychologique qui s'est tissé entre deux êtres séparés par les barbelés de la captivité, sitôt après le siège de Lille. L'un connaît l'ennui et la langueur dans un univers machiavélique, l'autre vit au quotidien le travail forcé dans des conditions inhumaines.

Cet ouvrage se veut un hommage aux prisonniers de guerre qui ont eu, en outre, à souffrir du sentiment des chefs militaires qui les traitèrent avec mépris de "chevaliers de la crosse en l'air", ou de "mauvais soldats" puisqu'ils n'ont pas été "tués à l'ennemi".

A travers ce roman, genre qui le dispute au simple récit, et dont la toile de fond est animée par mon souci de la vérité historique, je veux mettre en lumière la vie de ces bannis, qu'attendaient avec "patience et courage" une épouse, un vieux père, une enfant, à la veille de la commémoration des grands événements qui se sont succédé pendant plus de quatre ans et dont le théâtre international fut d'abord les Flandres, belge et française.

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De gauche à droite, Henri peu avant son départ ; prisonniers français descendant de leurs wagons à bestiaux ; Gabrielle, avec Christiane (debout) et Henriette. Ci-dessous, la dernière carte qu'a écrite Henri à sa femme, le 20 décembre 1918, soit 40 jours après l'armistice (cliquer sur les photos pour les agrandir).

047-1.jpgphoto-3-11.jpgin La Voix du Nord / 7 juillet 2013

"J'ai pris beaucoup de plaisir à lire "Le prisonnier flamand". Je me demande juste comment tu es sorti psychologiquement d'une telle histoire souvent dramatique ! Bravo pour la qualité de ton écriture et pour cette histoire poignante qui m'a souvent bouleversé !... Bravo encore pour l'humanité déchirante qui émane de ton dernier roman ! Il y a des passages extrêmement durs mais nécessaires ! Ton livre devrait être étudié dans les collèges, les lycées car c'est une merveilleuse histoire d'amour qui tient en haleine de bout en bout ! Il m'est arrivé d'avoir les larmes aux yeux, je ne le cache pas... Bravo !" (Jean-Michel Bartnicki, écrivain. Son site : http://jeanmichelbartnicki.org)

..."Avant d'apprendre les dates et événements marquants du premier conflit qui a embrasé la planète, tout élève devrait avoir lu cet ouvrage. D'abord pour comprendre et rendre concret ce que signifie le mot "guerre".Ce qu'il a impliqué dans le quotidien de nos ancêtres et implique encore dans d'autres nations. Ensuite pour voir ce qu'ont enduré sur notre sol des milliers d'hommes et de femmes d'ici et d'ailleurs, il y a à peine un siècle. A peine un siècle ! Une broutille à l'échelle de l'histoire..." (Ludivine Fasseu, rédactrice en chef de la revue Pays du Nord : extrait de la page "Livre / Coup de coeur, PDN n° 112 / automne 2013)

...Par delà ces accroches très personnelles, j'ai trouvé votre livre très intéressant et souvent bouleversant. Il offre un éclairage tout à fait original sur ces "oubliés" de la "Grande Guerre"... Beaucoup de détails d'une grande banalité sur la vie de tous les jours, celle des prisonniers et la vie à Morbecque. Mais c'est ce qui fait la force de votre ouvrage, qui respire l'authenticité..." Si jamais se dessinait le projet d'une lecture-spectacle ou d'une autre forme de mise en scène théâtrale, je serai heureux de pouvoir y participer. (Jean-Michel Lacherie, comédien)

...Jacques Messiant a le bon goût de s'effacer devant son personnage, ce qui confère à ce "Prisonnier flamand" une étonnante authenticité et une épaisseur humaine rare (Bruno Dewaele, écrivain, champion du monde d'orthographe - La Voix du Nord - le 26 12 2013)

... En humaniste qu'il est, [Jacques Messiant] tenait à rendre leur dignité à ces hommes que le Maréchal Joffre ne tenait pas en estime parce qu' "un bon soldta est un soldat mort!" C'est chose faite avec "Le prisonnier flamand". (lire l'article entier de Fabienne Urli, médiathécaire, sur le site Libfly, pseudo : Iana)

 Consulter http://www.surlalignedefront....fr, un site d'exception à l'initiative de l'ESJ de Lille (mars 2014) : voir rubrique "Liens". Chercher "Jacques Messiant" (voir directement sur Google)

        ou   https//youtu.be/9XqykhlUlrw, interview à La Chapelle d'Armentières, 24 avril 2015 (voir directement sur Google)

Le 11 novembre 2015, plusieurs textes de l'ouvrage sont lus à l'église Saint-Vaast de Béthune par Jean-Michel Lacherie, comédien. Le concert-lecture est entrecoupé par des intermèdes musicaux : à la trompette, Romain Leleu, Victoires de la Musique 2009, à l'orgue, Ghislain Leroy.

 

"L'affaire Pollet, à l'origine des Brigades du Tigre",

éd. Ouest-France, 2015, 332 pp, 19,90 €

Cela fait un siècle qu'Abel Pollet et sa bande ont été dénoncés, jugés et décapités pour les horribles exploits dont ils se sont rendus coupables, semant l'effroi dans les Flandres française et belge. L'affaire reste dans les mémoires et l'on raconte encore qui'ls ont été victimes de leur lenteur à avouer, faisant traîner l'instruction, un crime après l'autre.Dans le cas contraire, ils s'inscrivaient dans la période durant laquellele président Fallières graciait les condamnés à mort.Mais il y a eu la terrible affaire Soleilland qui a relancé le débat sur la peine capitale.Pollet 8

Les cinéastes Pathé et Méliès, et autres photographes, étaient présents ce matin de janvier 1909 devant la porte de la prison de Béthune où Deibler avait dressé une guillotine : la décision de censure du ministère de l'Intérieur n'arriva que deux jours plus tard.Aussi nous reste-t-il des témoignages impressionnants.

Je me suis passionné pour cette histoire que ma marraine me racontait à sa façon durant mon enfance. J'en ai démêlé l'écheveau pour partager la vérité avec mes lecteurs sans céder à la facilité de la chronologie.

 

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Le journal du lendemain de l'exécution 

 

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Dédicace au Marais du Livre, Hazebrouck

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Pendant l'interview du 24 août 2016 à la médiathèque de Vieux-Berquin, avec Patrick Schmitt, réalisateur

pour Canal +, dans le cadre de l'émission "Des crimes presque parfaits", diffusée en décembre 2016  et janvier 2017 sur la chaîne Planète + CI (Canalsat)

(art. de La Voix du Nord, Anne Dubus)

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Interview par Patrick Schmitt, pour la série "Des crimes presque parfaits"

à la médiathèque de Vieux-Berquin, village natal d'Abel Pollet, capitaine de la bande

 

le film est diffusé le 22 décembre à 21h55, le 25 décembre à 18h30 et le 29 décembre à 16h55 (2016),

le 3 janvier à 15h50 et le 5 janvier à 23h45 (2017)

 

Le 11 mai 2017, dans le cadre des Bouquinales, à Hazebrouck,

projection de ce documentaire de Patrick Schmitt

réalisateur pour Canal+Planète+

au cinéma Arcs-en-Ciel...

et rencontre avec l'auteur 

 

Le 5 juillet de cette année 2017, 

on a pu écouter sur Europe1 :

Hondelatte raconte "l'affaire Pollet"

(à réécouter en replay sur votre ordi ou sur mon facebook)

 

"Valentina, une jeunesse volée",

éd. Nord Avril, 2017,  362 pp, 17 €

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En librairie, dès la fin de cette première semaine de septembre 2017. Un destin hors du commun !

L'ouvrage fait l'objet d'une interview originale , d'abord au Furet du Nord à Lille, le 6 octobre à 17:00, en présence de la protagoniste, née à Russkov en 1923.

Puis à la Halle aux Sucres, à Lille encore, le 14 octobre : présentation contée et musicale avec dégustation de zakouskis. Nous sommes en pleine commémoration du centenaire de la Révolution d'Octobre...

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reportage photographique: Marc Chaintreau et Alain Leschave

Un commentaire d'une de mes lectrices qui a assisté à la rencontre au Furet du Nord de Lille le 6 octobre 2017 :

"Ce fut une rencontre enrichissante et émouvante. Valentina est un exemple pour nous tous. A 94 ans elle fait preuve d'une jeunesse d'esprit époustouflante... et que dire de son auteur sinon qu'il fut parfait !" (A. Desitter)

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La fête russe à la Halle aux Sucres du 14 octobre,

mise en place par Annie Baeyens, fille de Valentina, 

a été un réel succès !

(photos Jean-Pascal Vanhove)

 

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